DIRE LA FOLIE PAR LES MOTS, REGARD SUR L’ALTERITE DANS L’ŒUVRE ROMANESQUE MOAH LE FILS DE LA FOLLE DE CLEMENT ZONGO
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Résumé
L’altérité, fondée sur la reconnaissance de l’autre, contraint l’écrivain qui s’essaie à la mettre en œuvre dans ses écrits, à recourir à l’explicite dans l’expression des faits et des descriptions. Or, la dimension de l’implicite n’est point négligeable dans une œuvre littéraire. Mais alors, comment l’écrivain s’y prend-il pour présenter l’altérité d’un personnage à travers des non-dits ? La présente contribution tente d’y répondre en analysant Moah le fils de la folle publié en 2018 par le romancier burkinabè Clément Z. et qui aborde l’altérité d’un personnage d’un malade mental. Empreinte des travaux de Dominique Maingueneau et de Catherine Kerbrat Orecchioni sur l’implicite et la description dans l’énonciation du discours littéraire, elle montre que le non-dit est exprimé et déduit dans ce roman par la formulation syntaxique à focalisation lexicale, thématique, nominale, adjectivale, verbale et stylistique.
Dama Ninao N°22
Ce texte appartient au volume 52, numéro 22 de la revue.
Citer cet article
DAILA Babou (2026). DIRE LA FOLIE PAR LES MOTS, REGARD SUR L’ALTERITE DANS L’ŒUVRE ROMANESQUE MOAH LE FILS DE LA FOLLE DE CLEMENT ZONGO. Revue Dama Ninao, 52(22).